Boucle des marais - Saint Seurin de Cadourne - Gironde Tourisme - 19 km





Randonnée proposée par Gironde Tourisme, plus d’info sur www.gironde-tourisme.fr/sur-place/balades/la-gironde-a-pied/les-plus-belles-balades-de-gironde-tourisme/
Depuis le port de la Maréchale, découvrez le vignoble de Saint Seurin de Cadourne et profitez de belles perspectives sur les marais d’Ordonnac, avec en point de mire les ruines de l’abbaye de l’Isle. L’itinéraire de 19 km se fraye un passage entre parcelles de vignes et prairies pour rejoindre Brion pour un plongeon dans l’antiquité gallo-romaine.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map

1
Étape 1
Saint Seurin de Cadourne possède un vignoble de plus de 600 ha. 36 propriétés viticoles se répartissent entre crus bourgeois et crus artisans, une coopérative produit également "la paroisse", un vin élégant !

2
Étape 2
Le colombier du château de Verdus
Ce pigeonnier comporte 1830 nichoirs sur la paroi interne de la tour cylindrique. 8 à 10 000 pigeons ont dû le fréquenter. La fiente, la colombine, était utilisée comme engrais et les pigeons, friands d’insectes assainissaient les vignes.
3
Étape 3
Château Bardis et château Verdus
Issus d’un même domaine féodal, séparés à la fin du XVe siècle, ces deux châteaux ont connu à plusieurs reprises les aléas des conflits de famille ! L’ancien château est en partie démoli en 1929, l’édifice actuel date de 1670.

4
Étape 4
Le site archéologique de Brion
Les fouilles ont mis à jour les restes du village de Noviomagus, un bourg rural, peut-être le chef-lieu des Médulles, peuple celtique implanté vers 200 avant J.C jusqu’au IIIe siècle de notre ère. Un théâtre a été identifié, c’est le seul en Gironde. L’hémicycle mesure 57 m de diamètre et comporte 7 entrées donnant accès aux gradins pour 2500 spectateurs. La scène est plus petite que dans les grands théâtres romains, ce qui est typique des théâtres des bourgades gallo-romaines.
La voie menant du théâtre aux habitations est bien visible, taillée dans le rocher. Deux unités d’habitation ont été fouillées, elles sont alignées face à l’ouest avec une galerie portée par des piliers et comportent un petit enclos.
Au nord du site, de nombreux murs de soubassement laissent penser à la présence d’un bâtiment public, peut-être des thermes comme le laissent croire les restes de terre cuite retrouvés.
Le plan du temple est bien visible, on accédait par le côté oriental à une galerie de 4 m de largeur qui entourait la cella carrée de 12 m de côté. La décoration était faite de pilastre, de peintures et d’une tête de bélier en bronze qui devait contribuer au culte.

5
Étape 5
Le monument mégalithique de Barbehère
Ce monument est un dolmen construit sur un socle calcaire et entouré d’un tumulus. La chambre funéraire rectangulaire est entourée de dalles latérales ménageant une entrée entre deux dalles transversales. La couverture, peut-être en rondins de bois, a disparu. Le mégalithe de Barbehère est classé dans les « allées d’Aquitaine », qui se démarque par une hauteur décroissante du chevet vers l’entrée. Il est daté de 5000 environ avant notre ère. Les fouilles ont permis de retrouver environ 80 squelettes accompagnés d’objets en silex et d’éléments de parure comme des pendentifs en coquillage, des perles en pierre ou en os...

6
Étape 6
Le pigeonnier de Boyentran
La petite construction en pierre près du hameau de Boyentran semble avoir été à l’origine un pigeonnier comme en témoignent le trou d’envol et le larmier.
7
Étape 7
Une éolienne Bollée à la ferme de Barbehère
Cette éolienne ne fonctionne plus, elle a été construite en 1883, comme environ 350 autres en France à cette période. Les propriétaires fortunés et avides de nouveautés les avaient acquises dans l’objectif de doter leur habitation de l’eau courante et d’animer des plans d’eau dans leur parc.
8
Étape 8
Les ruines de l’ancienne abbaye de l’Isle à Ordonnac
En ruine depuis plus de trois siècles, l’abbaye de l’Isle à Ordonnac était située sur une hauteur au milieu des marais. Avec l’abbaye de Saint Pierre de Vertheuil, elles se partageaient le Médoc au Moyen Âge pour abriter la vie religieuse des chanoines augustiniens.

9
Étape 9
Le port de la Maréchale
Ce petit port accueille pêcheurs et plaisanciers, dans un havre de calme et de sérénité. Les bateaux de pêche possèdent de longs bras articulés fixés à la coque et soutenant les filets à maille serrée, leur silhouette rappelle les libellules. Leurs cibles de prédilection sont les pibales ou civelles, nom local des alevins d’anguilles, très prisés des gastronomes, mais protégés, car l’espèce est menacée.
10
Étape 10
Les anciens marais
Jusqu’au XVIIe siècle, ces terres étaient envahies d’eau et nourrissaient mal une population minée par les fièvres.
Sous l’impulsion de l’abbé de l’Isle, du duc d’Epernon et des chanoines de saint André, des compagnies flamandes et hollandaises ont oeuvré pendant plus d’un siècle pour les mettre en valeur selon la technique des polders. Il s’agit de commencer pour construire une digue autour de la zone, puis de creuser un chenal au milieu pour évacuer l’eau vers l’estuaire, en régulant le niveau grâce à une écluse à manœuvrer à chaque marée.
Ce dispositif fonctionne toujours et les prairies ainsi entretenues fournissent du foin ou accueillent les troupeaux. Ces zones humides sont également une richesse pour la biodiversité, les oiseaux, reptiles, insectes, amphibiens et petits mammifères.
33000 Bordeaux
