Boucle des terres d'oiseaux - Braud-et-Saint-Louis - Gironde Tourisme - 20,9 km





Randonnée proposée par Gironde Tourisme, plus d’info sur : www.gironde-tourisme.fr/sur-place/balades/la-gironde-a-pied/les-plus-belles-balades-de-gironde-tourisme/
Cette boucle nature de 20,9 km traverse les communes de Braud-et-Saint-Louis et Saint-Ciers-sur-Gironde. Quelques curiosités au menu : Terres d’oiseaux, le port de Callonges et la découverte des marais, mis en valeur au XVIIe et XVIIIe siècles, dominés par l’imposante silhouette de la centrale électrique du Blayais.
À voir aussi dans les bourgs :
à Braud-et-Saint-Louis
L’église Saint-Saturnin : entièrement reconstruite en 1898 sur les bases d’un prieuré, elle est de style néo-roman sur des structures gothiques. Au cours de la restauration en 1989, l’architecte Bernard Dulout a choisi des vitraux contemporains créés par Pierre-Etienne Brouard.
Suite à la fusion de deux paroisses peu après la Révolution, le lieu-dit Saint Louis a été entièrement déserté. Il avait été créé après l’assèchement des marais sous l’impulsion du duc de Saint Simon. Même l’église construite en 1667 a été démolie au début du XIXe siècle. Seule une croix qui a traversé la Révolution cachée dans un grenier du presbytère rappelle cette paroisse disparue.
La croix des marins, située près de l’église, richement décorée est un ex-voto de marins nordiques rescapés d’un naufrage au début du XVIIe siècle. Elle a été déplacée, autrefois elle faisait face à l’estuaire de la Gironde.
à Saint-Ciers-sur-Gironde
Le musée archéologique rassemble et présente les vestiges préhistoriques et gallo-romains issus du sol du canton. En particulier, les vieux outils des sauniers sont les témoins d’une technique aujourd’hui disparue : on faisait chauffer l’eau saumâtre pour isoler le sel après évaporation de l’eau.
Le musée de Saint-Ciers autrefois retrace la vie quotidienne et les différents métiers pratiqués dans la région.
L’église Saint Paulin a été largement reconstruite entre 1854 et 1856 dans un style néogothique.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Étape 1
Le port des Callonges
Le port des Callonges remonte probablement à l’époque gallo-romaine, des traces de chemin y menant ont été retrouvées au nord du site.
À partir de 1600, le trafic y est intense : bois, céréales, vins et bétail y sont chargés sur des bateaux. Aujourd’hui, les pêcheurs et les plaisanciers ont remplacé les gabarres, mais toujours guidés par le feu de rive, sécurisant la navigation. La vue depuis le quai embrasse les carrelets de la rive et la côte médocaine en face, splendide au coucher du soleil !

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Étape 2
L’opération « Frankton »
Sur la digue du port des portes neuves, un canoë stylisé et une plaque commémorative de 2014 rappellent un fait divers de la seconde guerre mondiale. Le 11 décembre 1942, un commando anglais arrivé à Bordeaux en kayaks depuis Montalivet pose et fait exploser des mines sur des cargos allemands forceurs de blocus amarrés à Bordeaux. Ils repartent à la rame sur leur kayak vers le nord et se dispersent. L’un d’entre eux s’abrite dans les roseaux près du port des Callonges et rencontre un métayer qui l’invite à prendre du repos chez lui. Le major Hasler décline l’invitation, mais reviendra après l’armistice.

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Étape 3
La centrale nucléaire du Blayais
Omniprésente au cours de cette randonnée, la centrale, dont la construction a été décidée en 1974, n’a été mise en service qu’en 1981 pour le premier réacteur, suivi des trois autres en 1982 et 1983.
Les réacteurs sont refroidis par l’eau de l’estuaire et produisent jusqu’à 25 milliards de kWh par an, soit les 2/3 des besoins annuels d’électricité de la région.
La qualité de l’environnement est une préoccupation constante, avec des prélèvements d’eau, l’analyse de la qualité de l’air, la surveillance de la faune et de la flore. Le public est régulièrement informé et un espace gratuit est accessible à tous pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques, les modes de production d’électricité et les aspects environnementaux. La proximité de la réserve ornithologique est un gage de réussite des mesures de protection de l’environnement prises sur le site de la centrale.
Un seul incident en 40 années de fonctionnement a déclenché une alerte : lors de la tempête de décembre 1999, les vagues sont passées au-dessus de la digue et ont inondé les installations de refroidissement des cœurs de réacteurs.
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Étape 4
Le lieu-dit « le port »
Baigné par la Gironde jusqu’au XVIe siècle, ce lieu connaît une intense activité de transport de bois issu des forêts de chênes de la Saintonge, ainsi que de poteries et verreries produites dans les communes voisines. Mais le chenal s’est ensablé, comblé lors des travaux d’assèchement des marais et seules les belles demeures anciennes des négociants et armateurs témoignent de ce passé portuaire.

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Étape 5
Terres d’oiseaux
Les marais ont été asséchés au milieu du XVIIe siècle sous l’impulsion du duc de Saint-Simon, alors gouverneur de Blaye. Une digue est construite le long de l’estuaire et un canal ceinture la zone à assécher. D’autres canaux quadrillent le secteur, amenant l’eau vers la Gironde où des écluses empêchent l’eau saumâtre d’entrer à marée haute, et s’ouvrent à marée basse pour évacuer le flux du marais. Des Saintongeais s’installent dans la place, construisent un habitat dispersé et cultivent des céréales ou élèvent du bétail. Aujourd’hui, une partie des terres ne sont plus cultivées, les installations hydrauliques ne sont plus entretenues et l’ancien marais revient petit à petit à son état initial. Les chasseurs et pêcheurs s’adonnent déjà à leur passion dans les eaux saumâtres des canaux entre Blaye et Braud ou dans les tonnes.
Sur la commune de Braud-et-Saint-Louis, 120 hectares de terres des « nouvelles possessions » ont été aménagés en réserve ornithologique, fréquentée par de multiples espèces migratrices ou sédentaires. Aigrettes, hérons, milans, martins-pêcheurs, tadornes de belon, busards, bécassines des marais et tant d’autres s’y croisent dans la quiétude de ce lieu serein et propice à leur séjour, car les étangs et les roselières sont leurs abris et des garde-mangers inépuisables !
Le visiteur est invité à parcourir les 4 sentiers de découverte où plates-formes et observatoires l’immergent dans les différents écosystèmes : prairies humides, roselières, lacs ou bords d’estuaire. Un sentier est accessible aux personnes à mobilité réduite et aménagé pour les enfants en bas âge.
33000 Bordeaux
