Boucle du calvaire - Verdelais - Gironde Tourisme - 9,7 km





Randonnée proposée par Gironde Tourisme, plus d’info sur : www.gironde-tourisme.fr/sur-place/balades/la-gironde-a-pied/les-plus-belles-balades-de-gironde-tourisme/
La boucle de 9,7 km débute à la basilique Notre-Dame de Verdelais, entourée de bâtiments prestigieux : le musée d’art sacré et le couvent des Célestins. Puis, le chemin de croix mène le randonneur en haut de la colline, pour découvrir un joli moulin à vent restauré et un point de vue sur la vallée de la Garonne. Le circuit traverse ensuite une zone viticole puis les palus (zone inondable) en bordure de Garonne. Le retour suit le chemin des pèlerins d’autrefois, arrivés en bateau au débarcadère de la Garonelle jusqu’à la basilique.
L’ombre de deux personnages célèbres plane sur ce circuit : le peintre Henri de Toulouse Lautrec a séjourné à plusieurs reprises dans la demeure de sa mère, la comtesse Adèle, au château de Malromé. L’écrivain François Mauriac a fait de nombreux séjours à Malagar, la maison de son grand-père paternel à Saint-Maixant, dont il deviendra propriétaire. Le premier accompagne sa mère jusqu’à l’église avant d’aller boire une absinthe au café « chez Décriteau », tandis que le second, chrétien convaincu, assiste régulièrement aux offices à la basilique.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Open Street Map
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Étape 1
Les allées de Verdelais
La grande place s'ouvre sur la basilique, les tilleuls de la place apportaient ombre et fraîcheur aux pèlerins, les maisons abritaient autrefois des auberges et des commerces. L'ensemble constitue le centre du village.

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Étape 2
Le couvent des Célestins et le musée d’art sacré de Verdelais
Une partie de l’ancien couvent abrite aujourd’hui la mairie, l’école et le musée d’art sacré. Le cloître le plus ancien conserve deux galeries superposées en anses de panier. En 2012, Verdelais a fêté les 900 ans du pèlerinage.
L’idée du musée, inauguré en 1990, revient au P. Van der Wielen, mariste hollandais, attaché au sanctuaire depuis plus de 40 ans et qui en était devenu la mémoire vivante. Les pièces présentées illustrent la ferveur de générations de pèlerins et certaines ont pu être restaurées. Le trésor de Verdelais compte parmi ses plus belles pièces des vêtements liturgiques, des manteaux et des voiles de la vierge et de l’enfant, des pièces d’orfèvrerie sacrée, des ex-voto, certains en forme de maquettes de bateau...

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Étape 3
La basilique Notre-Dame de Verdelais
Tout a commencé en 1122, quand Géraud de Graves, un chevalier de retour de croisade se retire dans la vallée du Luc pour y mener une vie d’ermite. Il construit un oratoire et y place une statue de la vierge. C’est l’origine du culte marial ininterrompu à Verdelais. Les miracles vont se succéder, attirant de plus en plus de pèlerins. Le sanctuaire est géré successivement par l’ordre des Grandmontains, puis celui des Célestins, des Passionistes et enfin des Maristes.
Construite et agrandie au fil du temps, la basilique actuelle résulte de 30 ans de travaux achevés avec la façade et le clocher en 1854, puis les collatéraux en 1865. Point d’orgue de la construction : la pose d’une statue dorée de la vierge tout en haut du clocher, sur un petit temple orné de 4 statues aux points cardinaux, séparées par des horloges.
L’intérieur de l’église est de style baroque, en particulier l’autel et le retable où trône la statue de la Vierge. Les clés de voûte portent les armes des prélats ayant participé à la restauration de la basilique : François de Sourdis, Henri de Béthune, Mgrs d’Aviau, de Cheverus et Donnet. Dans les généreux donateurs, on compte Napoléon III qui a donné 5000 francs et un vitrail et le pape Pie IX est venu en personne offrir et poser les couronnes de la Vierge et du Christ.
Les murs sont littéralement tapissés des ex-voto, dont certains sont très anciens, déposés en remerciement des bienfaits de la Vierge.

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Étape 4
Le chemin de croix et le calvaire
Cette œuvre du cardinal Donnet complète et embellit un premier chemin tracé dans la colline passant par 4 chapelles. Les 14 chapelles de style néogothique, de même dimension, réparties le long du chemin ombragé qui monte en lacets le relief, recèlent les sculptures en terre cuite de Martial Clerc. L’ensemble présente une très grande qualité, tant sur l’attitude des corps que l’expression des visages.
L’architecte Henri Duphot a conçu les chapelles, y compris celles de la Sainte Agonie et du Saint Sépulcre et le calvaire.
Au sommet, le panorama s’ouvre sur une vue imprenable de la vallée de la Garonne. Le monumental calvaire juché en haut d’un escalier compte trois croix et cinq statues, dont celles de deux anges, au pied de l’escalier. L’ensemble avait souffert des intempéries, la restauration entreprise permettra de sauvegarder cette œuvre emblématique de l’art religieux du XIXe siècle.

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Étape 5
Le moulin à vent de Cussol
À quelques pas du calvaire se dresse le moulin de Cussol. Construit en 1730 par les moines célestins qui possèdent la propriété voisine de Malagar et gèrent le sanctuaire, il a fonctionné jusqu’à la fin du XIXe siècle, puis a été abandonné. Grâce aux efforts de la mairie et d’une association, il a été restauré et peut de nouveau moudre le grain d’une parcelle voisine. 10 tonnes de bois de 7 essences différentes ont servi à fabriquer le toit et les ailes. Les meules en silex proviennent d’un moulin à eau de Verdelais.

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Étape 6
L’église de Saint Maixant
D’origine romane, cette église est construite en moellons, sans doute de réemploi d’une construction gallo-romaine. Les chapiteaux et les modillons du XIIe siècle représentent le bien et le mal : Daniel parmi les lions, deux hommes en prière, un monstre avalant la tête d’un homme, l’acanthe épineuse, des grappes de raisin…
La façade occidentale de l’église a été modifiée et surmontée d’un clocher carré au XIXe siècle.

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Étape 7
La croix des missions
Elle porte la date du 30 septembre 1789, début de la Révolution ! Elle devait jalonner le chemin des pèlerins vers le sanctuaire et encore aujourd’hui chaque passant y dépose un caillou, à la manière des cairns de montagne !

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Étape 8
Le débarcadère de la Garonelle et la chapelle Saint-Maurice
Dès 1818, un service de bateaux à aubes entre Bordeaux et Langon assurait le transport des pèlerins vers Verdelais et faisait escale au débarcadère de la Garonelle. Ils n’avaient plus qu’à suivre la direction indiquée par le bras tendu de la statue de la vierge à l’enfant pour diriger leur pas vers le sanctuaire. Plus tard, le train a également acheminé les pèlerins jusqu’à la gare de Saint-Macaire, c’est alors un ange qui balisait le chemin vers le lieu sacré.
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Étape 9
La fontaine votive et le groupe commémoratif du Pas de la Mule.
En bordure du Galouchey, un espace aménagé permet de se reposer à l’ombre de vieux platanes. Un groupe de statues de Martial Clerc réalisées en 1860 raconte comment la statue de Notre-Dame de Verdelais fut sauvée. Vers 1295, en pleine guerre, pour échapper aux pillages et destructions, la précieuse statue est enfouie sous terre et oubliée. Vers 1390, la mule de la comtesse Isabelle de Foix se coince la patte sous une pierre. On délivre la pauvre bête et découvre sous le pavé incriminé la statue de la vierge, complètement intacte.
Une fontaine miraculeuse coule également sur le site.
33000 Bordeaux
