Chemin de mémoire - Itinéraire Frankton





L'opération Frankton s'est déroulée en décembre 1942, alors que Bordeaux et la Gironde était sous domination allemande. Le 7 décembre, douze soldats de la marine britannique embarquent au large de Soulac sur six kayaks avec des mines et des explosifs. Leur objectif est de couler des navires allemands amarrés dans le port de Bordeaux. Ils doivent donc remonter tout l'estuaire de la Gironde à la rame sur une centaine de km, en se cachant la journée pour ne pas être repérés. Seuls 2 kayaks atteignent leur cible et coulent 5 bateaux de guerre allemands le 11 décembre, avec l'aide des marins-pompiers français.
Les quatre marins britanniques repartent à la rame et parviennent à Saint-Genès-de-Blaye où ils détruisent les kayaks et continuent leur chemin à pied en direction de Ruffec en Charente. Le caporal Albert Laver et le marine W;N; Mills sont arrêtés près de Montlieu-la-Garde puis torturés et fusillés sans avoir dénoncé les organisateurs et les soutiens de la mission. Le major Hasler et le caporal William Sparks, dont le kayak était baptisé "poisson-chat", sont les seuls survivants de la mission. Leur trace a été retrouvée à Gibraltar en avril 1943.
Le chemin de mémoire de l'opération Frankton parcourt les 120 km entre Saint-Genès-de-Blaye et Ruffec, première étape de la fuite de ces héros. Il est ponctué de stèles et de souvenirs des quatre soldats britanniques, dont l'héroïsme et la bravoure sont ainsi commémorés.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Étape 1
L'itinéraire démarre au bord de l'estuaire, à l'embouchure du ruisseau de Fours, au port du Bernu. Quelques carrelets à la silhouette gracile ponctuent la rive droite de la Gironde. Traverser la zone plate et basse, un ancien marécage drainé et asséché au XIXe siècle, en suivant la D 737. Traverser la D 255 et poursuivre sur un chemin en face le long d'une propriété viticole, le château la Salle. Tourner à gauche sur la route puis à droite sur le chemin de la Cure, le suivre jusqu'à Fours.

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Étape 2
[L’église Saint Louis à Fours]
[Cette petite église romane, à chevet plat, entourée de son cimetière a été profondément remaniée au cours des siècles. Quelques éléments du décor roman ont été réutilisés : l’arc en plein cintre dans le mur du chevet et des éléments sculptés de billettes et de chevrons dans les contreforts.]
[À proximité de l’église, se dresse une croix de cimetière en pierre monolithe.]
[En contre-bas de la route, la fontaine miraculeuse Sainte-Blaise coule sous un petit édicule en moellons couvert en dos d’âne. Elle avait la réputation de guérir les maux de gorge.]
Prendre la route à droite en direction de la mairie, puis à gauche et poursuivre au milieu des vignes jusqu'à la voie verte, une ancienne voie ferrée qui reliait Blaye et Etauliers. La prendre à gauche, puis suivre le balisage, traverser la D 137 et rejoindre le GR 655®. Tourner à gauche et suivre la route jusqu'à Cartelègue.

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Étape 3
[Au sud de Cartelègue, se dresse un moulin qui porte le nom de Chasserat. Il date de la fin du XVIIe siècle et a été construit sur un tertre artificiel tellement escarpé que les paysans avaient du mal à porter leur sac de grain ou descendre avec les sacs de farine. Peu fréquenté, les habitants du village le surnommèrent "chasserat" car il y avait si peu de grains que même les rats le fuyaient !]
[L'église Saint Romain à Cartelègue]
[Le portail encadré de deux arcatures aveugles, le dallage, la corniche et quelques modillons de style roman saintongeais sont les seuls vestiges de l'église d'origine. Le chevet plat est typique du XIIIe siècle. Détruite pendant la guerre de cent ans, l'église a été reconstruite et remaniée au fil du temps. Le clocher carré date du XVIe siècle, il est surmonté d'une flèche en pierre en 1890.]
Suivre la route vers le nord jusqu'au lieu-dit Boissier. Quitter le GR® 655 et prendre à droite la route du Lion d'Or puis encore à droite la route de Forestier. Au bout, continuer à droite puis à gauche, passer sur la rivière des Martinettes qui marque l'entrée sur la commune de Reignac.

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Étape 4
Poursuivre par de petites routes et des pistes au milieu des bois, passer sous l'autoroute A10. [Juste après, remarquer à droite la chapelle de Tutiac. Charmante et rustique, elle est dédiée à Notre Dame de Verdot. Elle est paisiblement blottie au sein de vignes et de pins. De construction ancienne, elle a été remaniée en 1834 ; c'est à cette date que la Vierge polychrome décapitée (XIIIe ou XIVe siècle) a été retrouvée dans les murs de la sacristie. Des ex-voto offerts en signe de reconnaissance témoignent de la spiritualité de ce lieu qui fait toujours l'objet d'un pèlerinage annuel le 8 septembre (Nativité de la Vierge).]
Continuer dans les bois, traverser les lieux-dits les Charrons, le pas de la Parge, Petit Brignac, puis sur la commune de Donnezac, Grand Brignac, le terrier de Brignac, Fortuneau et parvenir au centre du bourg.

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Étape 5
[Le groupe scolaire de Donnezac]
[En 1892, débute la construction de la mairie et du groupe scolaire qui sont achevés trois ans plus tard, le 24 novembre 1895. Les édifices sont en pierre et en brique rouge et les travaux se font sous la direction de l’architecte NADAUD qui s’est inspiré de la Renaissance pour le dessin des bâtiments. Il en résulte que la façade du groupe scolaire affiche une magnifique tour à cinq pans. En 1922, est installé devant le groupe scolaire le monument aux morts. Celui-ci représente le Poilu mourant en bronze ciselé, dont le modèle original a été exécuté par le statutaire Jules Déchin. Le socle est en granit bleu de Huelgoat (Finistère). ]
[La mairie a déménagé dans une maison en pierre près de l'église, tout l'espace est maintenant consacré aux activités scolaires et périscolaires.]
Poursuivre vers le nord, rejoindre la D 253 et remarquer à droite [la chapelle de Gablezac. On ignore la date exacte de sa construction, mais dès 1611 les pèlerins y affluaient le 24 août, jour de la Saint-Roch, jusque dans les années 1950. Elle a d’abord été dédiée à Saint-Roch, puis à la Vierge. ]
[En 1816, la Chapelle du Gablezac a été affermée avec une métairie appartenant au sieur Brad. ]
[En 1826, le 7 juin, l’abbé Jrisson, curé de Saint-Savin, fait un rapport sur la situation de la Chapelle du Gablezac. Le sieur Brad affirme que la Chapelle lui appartient, ce qui lui évite la vente exigée par les agents révolutionnaires.]
[Aujourd’hui, elle a été restaurée et elle abrite un autel en bois sculpté datant du XVIIIe siècle. Une association s'occupe de sa restauration et sa mise en valeur.]
Poursuivre en direction de Montendre, dans le département de la Charente-Maritime