Boucle des vignobles et de la citadelle - Blaye - Gironde Tourisme - 18.6 km





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Cette boucle de 18.6 km invite à plonger dans l’atmosphère de l’œuvre magistrale de Vauban et à en percer tous les secrets. Ensuite, les rives de l’estuaire et les vignobles guideront le randonneur vers les communes de Saint-Martin-la-Caussade, Saint-Genes-de-Blaye et Fours.
Églises romanes et châteaux viticoles ponctuent le parcours qui s’achève sur un formidable point de vue sur l’estuaire.

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

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Étape 1
La citadelle
Vauban est le commissaire général des fortifications de Louis XIV qui lui demande d’assurer la défense du territoire, de faire de la France « son pré carré ».
Pour protéger Bordeaux, il visite les fortifications existantes à Blaye et constate que la portée des canons ne permet pas de couvrir toute la largeur de l’estuaire. Il décide donc d’adapter le site de Blaye et de le compléter avec le Fort-Médoc à Cussac, implanté sur l’autre rive de l’estuaire et le fort Pâté construit sur une île entre les deux.
La colline de Blaye est fortifiée depuis l’époque gallo-romaine. Un premier château est érigé vers 1200 , suivi d’un grand mur vers 1330 et complétée par la défense des fossés combinée aux équipements pour l’artillerie au début du XVIᵉ siècle. Attaquée par les protestants pendant les guerres de religion et réparée, elle est « fort en guenilles » quand Vauban s’y rend en 1685. Son projet reprend l’existant et y ajoute quatre bastions, trois demi-lunes protégeant les voies d’accès. Le tout est ceinturé par de larges douves, elles-mêmes protégées par un chemin couvert et un glacis. Les travaux durent seulement 3 ans entre 1686 et 1689.
Afin d’améliorer la visibilité et de dégager l’espace de tir devant les canons, l’ancienne église Saint Romain a dû être détruite, faisant probablement disparaître les traces des tombeaux de Saint Romain, de Caribert et de Roland.
La porte Dauphine
Devant elle se trouve la demi-lune, placée devant les courtines. Elle est entièrement entourée de fossés de 10 m de large environ. L’entrée est décalée par rapport à l’ouverture de la courtine, évitant ainsi qu’elle soit exposée à des tirs en enfilade.

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Étape 2
Le bastion des Pères
Il fait face à la ville et au port, il est accessible par un tunnel creusé sous le rempart et la courtine. Une salle basse percée de meurtrières permet la surveillance du pont.
La poudrière
Placée à l’abri des attaques, entourée d’un mur épais, la poudre y était stockée sur un plancher, pour limiter l’humidité.
Vue sur le Fort Pâté
Construire un édifice en pierre sur cet îlot de vase soumis aux courants de marée était un véritable défi. Un double et vaste grillage en bois de pin, reposant sur des pilotis qui équilibrent les différentes masses de pierre va prendre deux ans pour se stabiliser. La tour ovale y sera construite ensuite afin d’accueillir une batterie composée de cent hommes et de canons. Terminée en 1693, elle s’enfonce de 9 pieds dès 1705, sans dommage.
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Étape 3
Le couvent des Minimes
En 1604, une communauté des Minimes, ordre fondé par Saint Vincent de Paul, s’installe à Blaye en tant qu’aumôniers de la garnison. Le couvent comporte une église, un cloître, des bâtiments conventuels et un jardin, Vauban l’incorpore dans la fortification pour la présence religieuse et la protection des moines.
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Étape 4
Les casernes
Maisons basses rudimentaires à l’origine, beaucoup ont été transformées au XXᵉ siècle avec de larges ouvertures pour abriter des artisans d’art, antiquaires et petits commerces.
Le bâtiment de la Manutention
Prison civile et militaire à l’origine, il est devenu en 1831 manutention (dépôt de matériaux et munitions) et boulangerie. Réhabilité en 1995, le musée d’archéologie et d’histoire de la citadelle et le conservatoire de l’estuaire s’y sont installés.
Le Pavillon de la Place
Conçu comme le logement du commandant de la citadelle, il a été modifié pour accueillir le séjour forcé de la duchesse de Berry, belle-fille de Charles X, elle a été emprisonnée à Blaye sur ordre de Louis-Philippe pour avoir tenté de soulever la Vendée pour rétablir son fils sur le trône de France.

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Étape 5
La porte de Liverneuf
Au Moyen Âge, cette porte est aménagée dans le rempart entre la ville haute et l’esplanade. Au XVIIᵉ siècle, le bâtiment est agrandi pour aménager les logements des officiers.
Le château des Rudel
Le plus illustre des Rudel est Jaufré, troubadour du Moyen Âge. Le château date de 1140 et commandait jadis la cité. Au cœur d’un site stratégique, dominant l’estuaire et toute la navigation vers Bordeaux, au bout de la route de Saintes, il a joué un rôle considérable pendant la guerre de cent ans.
A l’intérieur de la citadelle Vauban, il a accueilli nombre d’hôtes prestigieux comme le roi Louis XIV, Saint Simon, de Louvois, Richelieu… Il est aujourd’hui en ruines.

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Étape 6
La porte royale
Porte principale de la forteresse, elle est massive et imposante. Sa protection est particulièrement sophistiquée, composée de deux ponts dormants, deux ponts-levis, une demi-lune, un vestibule et une poivrière. Le portail est en chêne renforcé de barres de fer.

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Étape 7
L’église Saint-Martin, Saint-Martin-Lacaussade
Le toponyme de Lacaussade désigne la chaussée, allusion certaine à la voie romaine reliant Blaye et Saintes. Des trouvailles archéologiques confirment l’occupation gallo-romaine de la commune.
L’église est très ancienne. Simple chapelle hospitalière de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, elle est ensuite dotée de deux travées supplémentaires et d’un clocher-tour. Son portail roman, encadré de puissants contreforts est percé de trois voussures décorées. La corniche supportée par sept modillons sculptés soutient la base du clocher. Le chevet roman rectangulaire est percé de trois fenêtres surmontées d’un oculus, disposition architecturale courante dans les édifices hospitaliers ou templiers.

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Étape 8
Le Gîte pèlerin
L’ancien moulin à vent
Aujourd’hui en ruines, ce moulin est sans doute très ancien avant le XVIIᵉ, comme en atteste l’ouvrage du baron de Marquessac sur les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem.

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Étape 10
Le portail du château Labrousse
Oeuvre d’Aurélien Nadaud, architecte blayais, son originalité réside dans l’harmonieux mélange de pierre calcaire, de briques et de ferronnerie d’art. Les initiales du propriétaire sont inscrites dans un oculus au-dessus de l’arc brisé.
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Étape 11
L’église de Saint-Genès-de-Blaye
L’occupation humaine à Saint-Genès-de-Blaye remonte à la préhistoire, au néolithique comme en témoignent les nombreuses haches polies en silex découvertes dans les rangs de vigne et conservées au musée de Blaye. Des vestiges gallo-romains attestent également de la présence d’une villa sur le territoire de la commune.
La fondation de l’église est sans doute très ancienne, mais seuls subsistent de l’époque romane le portail occidental et le massif inférieur de la tour clocher. Les murs de la nef, du chevet plat et le clocher sont des constructions postérieures à la guerre de cent ans. L’architecte Aurélien Nadaud entreprend une campagne d’agrandissement et de restauration entre 1874 et 1877, avec un bas-côté sud et une nouvelle sacristie.
Le château le Prieuré
Le pilier du portail porte la date de 1772, c’est la seule trace de l’ancien château. En 1880, une vaste demeure aux allures de villa italienne est construite sur le rebord du plateau dominant le bourg, agrémentée d’un parc et pourvue de dépendances.

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Étape 12
Le château de Perenne
En 1860-1870, la famille Arnaud reconstruit le château. Cette belle demeure, implantée sur une hauteur, domine Saint Genès de Blaye et la plaine. Le corps de logis rectangulaire est surmonté d’un haut toit en ardoise rythmé de tourelles. Les dépendances sont disposées près du portail, pigeonnier, orangerie et serre, elles complètent les bâtiments agricoles, remise, écurie et chais.

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Étape 13
L’église Saint Louis à Fours
Cette petite église romane, à chevet plat, entourée de son cimetière a été profondément remaniée au cours des siècles. Quelques éléments du décor roman ont été réutilisés : l’arc en plein cintre dans le mur du chevet et des éléments sculptés de billettes et de chevrons dans les contreforts.
A proximité de l’église, se dresse une croix de cimetière en pierre monolithe.
En contre-bas de la route, la fontaine miraculeuse Sainte-Blaise coule sous un petit édicule en moellons couvert en dos d’âne. Elle avait la réputation de guérir les maux de gorge.

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Étape 14
Le château de Segonzac
Il ne reste plus rien de la maison forte construite ici en 1666. En effet, Jean Dupuy, sénateur des Hautes Pyrénées l’acquiert à la fin du XIXe siècle et entreprend d’y aménager un domaine viticole modèle, il terrasse, draîne les sols et plante de nouveaux pieds de vigne. Côté bâtiment, un nouveau cuvier mécanique à vapeur expérimental et un chai à barriques sortent de terre, de même que le château. Son fils Pierre construit le château d’eau.
En 1942, un commando de 10 anglais embarque sur des kayaks au large de Montalivet et atteignent leur objectif : endommager ou détruire les cargos armés allemands amarrés à Bordeaux et à Bassens. Après avoir sabordé 4 navires, ils repartent vers le nord à bord de leur kayak et touchent terre au droit du château de Ségonzac. Un chemin de mémoire est balisé et documenté sur la route suivie par ces héros.
33000 Bordeaux
